CUENCA | Place du marché, la révolution des femmes rurales

VUE DE LA TERRE | La ville organique ? Si nous l’avons imaginée verte et productive, elle n’en est pas moins vivante et humaine. Petit plongeon dans la vie quotidienne d’une communauté bio’urbaine. À découvrir en images…

 

Trois semaines que nous déambulons dans les rues de Cuenca et ses environs en Équateur, à la rencontre des femmes qui nourrissent l’avenir de la ville. On vous amène dans notre tournée des marchés pour un petit coup de projecteur sur celles qui, depuis des générations trop longtemps oubliées, prennent soin de la terre et des Hommes…

 

6:30 au ‘Biocentro’

Le soleil vient tout juste de pointer le bout de son nez mais l’effusion se fait déjà sentir. Des dizaines et des dizaines de badauds circulent parmi des étals encore en montage. On perçoit pourtant déjà un tourbillon d’odeurs qui commence à nous être familier. Et parmi les effluves de laitues, poireaux, choux, radis et dizaines d’autres variétés de fruits et légumes, nul doute, nous sommes bien au marché. Au Biocentro, 100% agroécologique.

Pas de temps à perdre, les habitués le savent. Ici le marché appartient à ceux qui se lèvent tôt. Biocentro a su construire sa réputation auprès d’un public urbain averti qui vient trouver ici des produits locaux, frais et de qualité.

Un succès qui en a inspiré bien d’autres…

 

07:30 au ‘12 de Abril’

Cette fois, il nous faudra déambuler une bonne quinzaine de minutes. Si le marché 12 de Abril est immense, seule une partie y est dédiée à la production agrécologique.

Un fois immergés au cœur du marché, nul besoin de tendre l’oreille : les femmes savent faire porter leur voix. Et ne nous méprenons pas,  la transition vers des systèmes alimentaires durables en Équateur a bien des airs de féminisme.

Si les femmes rurales se sont emparées des enjeux de l’agroécologie avant beaucoup d’autres, elles sont bien décidées à redonner au travail de la terre tous ces titres de noblesse et imposer davantage de justice sociale dans les rues de Cuenca.

Une lutte non sans fierté que certaines se hâtent de nous raconter, ou plutôt nous montrer, sous le regard attentif de leurs compères. Toutes se connaissent, et venant de tous les coins des régions avoisinantes, elles ont ici, sur le marché, l’opportunité de se retrouver, d’échanger, et de faire rayonner le rôle leur communauté au sein de l’espace urbain.

La révolution est en marche…

 

8 :30 à Miraflores

Cette fois, il nous faudra nous fier à la couleur des étals pour les retrouver. Du vert. Et des femmes, toujours.

La relève est assurée. L’agroécologie comme culture paysanne est acquise et transmise de générations en générations. Aujourd’hui brulant d’actualité, c’est un patrimoine immatériel qu’il est urgent de converser. Et surtout, de valoriser : redonner aux femmes rurales les plus vulnérables le droit d’habiter la ville qu’elles nourrissent.

« Soutenez la production locale agrécologique. »

Le message est clair… A bon entendeur, la balle est aujourd’hui dans le camp des consommateurs. Le coup de projecteur, lui, est enfin donné.

 

Pour en savoir plus sur notre exploration de La Paz, c’est par ici !

 

 

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